Un petit mois à l'Arche, cela passe vite !
Je profite de l’opportunité qui se présente à moi d’écrire pour faire récit de
la belle et enrichissante expérience qui m’a été donné de vivre avec vous
tous.
En effet, que ce soit à Bartrès ou au Lum’çon, les jours passés ici furent
plus riche d’enseignements les uns que les autres. C’est sur ces notions
d’enseignement et d’apprentissage que je voudrais insister.
En arrivant ici comme volontaire, je pensais simplement venir donner de
mon temps, apporter mon aide et ma bonne volonté sans attendre quoi
que ce soit en retour. C’est dans ce sens que ma stupéfaction n’a eu d’égale
que l’immense enrichissement humain dont j’ai été bénéficiaire. Suite
à ma candidature, on a omis de m’informer d’une telle gratification pourtant
tout aussi importante aux yeux de certains que la rémunération monétaire
à proprement dite.
Mais alors concrètement cet enseignement il passe par quoi ?
D’après moi, ce mois à L’Arche, bien que court, a été suffisant pour m’apprendre
bon nombre de savoirs-être et un savoir vivre ( en communauté
notamment ) en plus d’avoir nourri des réflexions et apporté des éléments
de réponse à des questions aussi diverses et variées que profondes et
nécessaires .
Tout d’abord, en partageant la vie des personnes, j’ai pu reconsidérer la
mienne différemment, elles ont été source d’éveil pour moi en me
rappelant quelles valeurs sont vraiment primordiales. Ce mode de vie
communautaire tout nouveau pour moi m’a ainsi aidé à déceler en moi les
torts accumulés de 19 ans de vie tournés vers une approche plus individualiste
des choses.
Dans la vie, il y a un principe auquel je crois dur comme fer : «C’est en
s’essayant à des expériences nouvelles et différentes que l’Homme gagne
en intelligence ».
Ce mois passé ici semble confirmer la justesse de ce principe. En venant
ici, je partais pour l’inconnu le plus total : je n’avais aucune expérience
antérieur ni de la vie en communauté ni avec les personnes et mon profil
relevait plus de celui du futur businessman, icône par excellence de
l’individualisme dans les mentalités, que d’un profil tourné vers l’éducatif
ou l’action humanitaire. Maintenant, que se profile le moment de partir, je
pense pouvoir affirmer sortir de là plus intelligent qu’en y rentrant. Je me
rends également compte avoir petit à petit changé ma perception de
l’avenir au fil des apprentissages et des réflexions; non pas pour renoncer