La Colombe mars 2009 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par frdt   
Dimanche, 12 Juillet 2009 17:00
 
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EDITORIAL 

Depuis la dernière fois, nous avons passé le cap d’une nouvelle
année. Nous avons connu un véritable hiver, avec la neige et le froid ! Dans les pages qui vont suivre, vous allez lire que nous n’avons pas totalement hiberné ! Nous poursuivons notre chemin de pèlerins à travers les événements que nous offre la vie, chacun tentant de donner le meilleur de lui-même. Comme il est bon d’entendre à nouveau les oiseaux, de revoir les perce-neige, les crocus et les jonquilles... Notre regard pétille, nos oreilles sont en éveil, notre cœur est ouvert à cette renaissance de la nature.


Sur notre route de pèlerins attentifs, nous avons croisé Marc
Chodoire s.j. qui nous a emmenés sur les pas de Saint Paul pour démarrer notre chemin de carême. Né il y a 2000 ans, Saul (Paul) était très intéressé par le judaïsme et rejoint le camp des persécuteurs des premiers disciples de Jésus. Quelques années plus tard, sur le chemin de Damas, il est terrassé par une voix qui lui dit « Saul Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » Paul, qui sait que le Christ a été crucifié, considère que cet appel vient de Lui et se convertit peu après. Il est baptisé, devient apôtre et effectue des voyages missionnaires. Son engagement et ses convictions religieuses lui font vivre l’emprisonnement, le martyr et la décapitation à l’âge de 55 ans.

Et nous n’avons-nous pas aussi parfois un regard, un sentiment de « persécuteur » vis-à-vis l’autre ? Avec notre fragilité, n’avons-nous pas tendance à voir l’autre comme nous voudrions qu’il soit plutôt que comme il est ? Sommes-nous des témoins du mystère de l’Arche ? Sommes-nous prêts à aimer en allant jusqu’au bout ?

La RTCB a réalisé une très belle émission TV sur notre Communauté, complétée par une interview de Jean Vanier. A cette occasion, Jean redit : Le fondement de la vie est « je suis content que tu existes, on est heureux ensemble. Ce qui est important, c’est toi, comme tu es ». A l’Arche, on vit une relation de communion des cœurs et on devient vulnérable. Il n’y a pas une question de pouvoir, mais on se réjouit d’être ensemble. Il y a une transformation du pouvoir dans l’unité des cœurs. Nos vies commencent et finissent dans la fragilité.

Dans la vie quotidienne de notre société de compétition, ce regard d’alliance, dans le respect de la différence n’est pas spontané parce que nous sommes préoccupés par de multiples éléments dont la recherche de nos repères et de nos sécurités.  Mais, ne nous décourageons pas et persévérons. Les temps forts que nous vivons et de multiples occasions nous sont données (bonhomme hiver, une veillée, un repas, une rencontre, une fête, au travail ….) sont comme une boule de neige, si on commence une petite boule que l’on roule dans la neige, elle grossit de plus en plus, et plus elle sera grosse, plus elle mettra de temps à se dissoudre, à fondre et à disparaître. Alors continuons ensemble, osons encore, on créera des liens de plus en plus forts, des moments tellement heureux, tellement joyeux que nous pourrons traverser les crises avec un éclat d’éternité dans notre cœur.

C’est dans cet esprit que Yves, Françoise et  leur famille ont répondu à un appel reçu lors du Katimavic en novembre 2007 : « Vivre avec la famille plus proche de la  vie communautaire de l’Arche ». Dans la prière et le discernement, ils ont porté cet appel, puis interpellé le PO de la communauté avec la demande de construire une maison familiale sur le terrain du Lum’çon. Le CA  à son tour a cheminé dans les questions concrètes, pour se tourner ensuite vers un discernement en équipe : 2 membres du conseil d’administration, le conseil communautaire et les responsables de lieu. Le plan est tentant, cela va donner vie au grand terrain qui nous a été confié mais « Est-ce bon pour la communauté, pour les personnes, d’accueillir ce projet de construction ? ». La réponse est « oui », chacun est conscient du brin de folie. Maintenant, avec l'aide de spécialistes dans le domaine, nous avons à réaliser une proposition d'accord sur les formalités légales, concrètes et officielles, dans une vision à long terme, dans le respect de chacune des parties et afin d’assurer la fidélité du fondement de ce dessein.

Une nouvelle fois, la vie nous est donnée, Joyeuse fête du Passage et de la Résurrection.
                    
                            Marie-Astrid
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Mise à jour le Dimanche, 12 Juillet 2009 17:37